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Aries Cerat

Conscient que nous sommes dans une époque où la haute-fidélité est devenue un peu ringarde, où l’on choisit des ampli/DAC/trimeur épais comme un paquet de clopes et bien élevé comme un miroir, j’ai choisi comme d’habitude de suivre le mouvement, d’où l’arrivée dans mes murs des électroniques Aries Cerat :

Discrètes
Elégantes
Sobres

Un idéal de modernité.

Alors quand même, même les oiseaux moqueurs (et chacun sait qu’il ne faut pas tirer sur l’oiseau moqueur) comprendront que si on choisit des machins comme les Aries Cerat, c’est parce qu’il y a une raison profonde, sincère et qui ne peut pas être l’argent puisque dans l’absolu ces machins ne sont même pas vraiment assez chers pour titiller le haut-de-gamme consensuel.

Mais l’écoute. Ah là là, l’écoute… L’écoute résout les fantasmes d’une vie de mélomane en quête de perfection. C’est aussi simple que ça.

Quand je dis que les Aries Cerat sont arrivées dans nos murs, je pourrais ajouter que désormais ce sont elles qui tiennent le bâtiment ! Tant que la musique tourne, il ne peut pas s’écrouler, les cloisons sont vigoureusement étayées par l’énergie physique que délivrent ces choses et que je ne sais pas comment décrire autrement. Je ne parle pas de niveau sonore, de puissance indécente, mais d’un contrôle tel qu’on a soudain l’impression qu’une énergie interne, tellurique anime les enceintes pour emplir le théâtre de musique.

Lequel de ces engins provoque ce contrefort titanesque et cette grâce d’agrion ?

Tous je crois ; à commencer par l’intégré petit format… hum c’est une blague, 115 kgs sur la balance, quand même…

En effet, puisqu’on ne peut pas tous se permettre, financièrement ou en encombrement, les délires gigantiques (cherchez pas, c’est un néologisme) de la gamme d’éléments séparés, Stavros a dessiné un naintégré, dans les proportions cyclopéennes de la marque certes, un bébé bélier dont les gênes costauds des ancêtres rassurent, le petit nouveau étant plutôt dans la catégorie Hercule que Diane. D'ailleurs il s'appelle Diana.

Oui bon, je ne vais pas refaire les blagues d’usage sur le nom du bestiau, il suffira de se référer à ma niouze, là :

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Bref du bonheur pour tout le monde. Enfin, faut quand même économiser un peu, mais vraiment, c’est un investissement pour plusieurs générations !

Car après quelques semaines indispensables de rodage, Diana révèle enfin son potentiel euh, comment dire… Tout en paradoxes ? Mais en tout cas absolument unique !

L’objet, vous ne vous en rendrez compte qu’en venant le voir et l’écouter, est visuellement déjà un mélange de la puissance d’une forteresse digne de Game of Throne et de mignardises délicates comme un délicieux chocolat plein crème succulente qu’on déguste avec une patiente gourmandise hédoniste.

Et son déploiement musical, eh ben c’est pareil : la grâce d’une harpiste un instant, le déchaînement cogneur d’un batteur de Hard Rock l’autre, les lignes intermédiaires de subtilités à tout moment, cet intégré peut tout et son contraire.

Comme je le disions dans notre niouze, Diana a une grâce naturelle, mais la frêle jeune fille cache sous ses jupes les bazookas de Rambo au cas où le monde aurait besoin d’un héros guerrier ! Un peu comme moi… Euh, enfin non, j’suis pas une fille…

D’une somptueuse densité organique,  l’éloquence de cet objet surnaturel semble bâtie de biceps puissants mais si finement délinéés qu’on en devine chaque fibre, pas un poil de gras, pas une lenteur dans la démarche, de la nonchalance à la rigueur mais aussi l’accélération flamboyante de la lumière (euh, les photons, c’est une histoire de physique cantique, je vous raconterai, mais j’aime autant vous prévenir, elle n’est pas très drôle) dès que nécessaire, cette fusion est indescriptible faite de contradictions dont le résultat est naturellement : la musique avant tout.

Prima la zizique ! (dopo le blabla pour reprendre l’inutile querelle débattue pendant des lustres. Diana s’en moque, musique et parole, son devoir est de les sublimer !)

Bâtisseur de cathédrale, comme je le disais plus haut ou plus bas, c’est selon l’ordre de lecture et je ne sais pas lire, Diana connaît tous les métiers, peut œuvrer des fondations jusqu’aux broderies dorées des plus sublimes atours de cérémonie.

Sur des enceintes aussi différentes que les LS5/9 et les Anima de Tune Audio, la musique jaillit en timbres joyeux et changeants, en ciselant avec distinction chaque phonème poétique, modelant des volumes sensuels ou minéraux ou enroulés dans le sfumato exact de la perspective complexe du concert, contrastes saisissants mais toujours idéalement sous contrôle, aucun débordement, aucun instant inconvenant, pas la moindre ébauche d’un laisser-aller vulgaire, une tenue telle qu’on se rend compte qu’on ne savait pas ce que c’était : même la pièce d’écoute devient meilleure, comme si elle aussi se concentrait enfin sur la musique.

lien vers pdf Le BANC D'ESSAI du DIANA par Dominique Mafrand dans Haute Fidélté. Téléchargez le pdf ICI

 

Que dire de plus du « petit » préampli Incito de 35 kgs alors ? On sent cette même autorité contenue, cette capacité à construire un cuirassé qui aurait la pureté et la vitesse d’un clipper.

Sa bande passante est prodigieuse, et ses caractéristiques techniques le rendent apte à n’importe quelle association y compris symétrique.

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lien vers pdf Le BANC D'ESSAI de l'INCITO par Dominique Mafrand dans Haute Fidélté. Téléchargez le pdf ICI

Voir aussi le test sur le site enjoillezemusique (en anglais dans le texte) y disent que c'est le meilleur préampli du monde, alors :

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et même qu'yz'y collent un macaron :

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Et puis, toujours dans la catégorie préamp, il y a l’à peine plus gros « Impera II Réf » de 65 kgs.

C’est lui sans doute qui nous a décidés quand on l’a écouté à Muniche.

Les électroniques Aries Cerat nous avaient emportés à chaque écoute mais l’Impera II a engendré cette urgence, ce besoin irrépressible d’en avoir un, le présenter, partager cette expérience troublante avec des clients intelligents que la différence ne rebute pas.

Après avoir été secoué par le choc que j’ai décrit dès mon retour de Munich (voir l'actu en page actus), je nous moi avons voulu en savoir plus, comprendre, pourquoi lui, pourquoi pas les autres ?
Et comme Stavros n’est pas un de ces pseudo-créateurs avares en renseignements simplement parce qu’ils n’ont rien à dire, il a longuement expliqué sa façon totalement nouvelle de repenser le tube, son utilisation et donc son branchement. Ce n’est pas simple simple, mais c’est une réelle exploration technique avec, pour une fois, Opar à l’arrivée.

Cette avancée transcendante (je n’ai pas trouvé de mot plus fort) ajoutée aux recettes que la tête chypriote déploie par ailleurs, des alimentations et filtrages délirants qui expliquent le poids de ces monstres à tête de bélier, procure cette puissance énergétique sans aucun équivalent qui font de ces appareils des bâtisseurs d’empire. Ça ne veut rien dire mais je trouvais que ça sonnait bien.


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Ainsi les blocs Concero 25 ou Concero 65 peuvent driver à peu près n’importe quoi, si si, en dépit d’une puissance banale sur le papier, là encore c’est une question d’énergie, de stabilité et de bande passante procurant des fondations à la restitution dont on s’aperçoit par contraste qu’elles manquent si souvent dans la hifi prétentieuse qui pourtant vante les même thèmes. 
Pourquoi ? Sans doute parce que Aries Cerat met les alimentations nucléaires de ces amplis au service de la non-contreréaction libérant totalement la hardiesse de ses appareils au profit de la musique pure.

 

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Vous êtes toujours là ?

On termine avec le DAC Kassanrda II .

J'ai plus rien à dire, j'suis épuisé, j'écoute plus que lui; lisez :

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lien vers pdf Le BANC D'ESSAI du KASSANDRA II par Dominique Mafrand dans Haute Fidélté. Téléchargez le pdf ICI

 


Le site d'Aries Cerat :

Site Aries Cerathttp://www.aries-cerat.eu/