crédits : DR .| cliquez pour voir la photo

Ppfff

 

Pour l’instant un amplificateur (et une enceinte, ah tiens non deux enceintes. Et même quatre paires. Deux gammes. Oui, ça se complique).

Son nom de code c’était IPP88 pour Intégré Push-Pull de KT88. Comprenez le principe ?
Son nom final : VAN.
Ça, c’est de l’esprit de synthèse. Parce qu’en fait VAN, c’est incompréhensible.
Cet amplificateur, intégré donc, existe en plusieurs versions. Aujourd’hui c’est le modèle dit VAN V3 qui est proposé, ce qui laisse supposer un V1 et V2 (il est fort ce 080, quand même !)…

Le V3 est, dans leur projet VAN, la version la plus haut-de-gamme. Presque, parce qu’il y a des options.
Histoire de faire simple.
Sur le papier, rien de révolutionnaire, on sait qu’il y a dans le joujou des composants coûteux, des tubes KT150, c’est un pouche-poule qui fonctionne en classe AB, développe environ 35 ouates par canal sous 8 gnomes, il peut être utilisé sans contre-réaction, mais si l’enceinte ne veut pas, il y a un petit bouton pour en mettre un peu quand même, un tout petit peu, allez, quoi…
En attendant ce fleuron, à l’écoute de VAN on tombe à la renverse. Une si totale liberté dynamique, rythmique, une si indescriptible richesse de couleurs et de nuances, ce sera même probablement trop pour certains.
Pour ceux qui aiment les gros machins qui font plus beau que nature, comme « eux » disent…
VAN n’est pas universel, sa puissance ne le lui permet pas, d’autant qu’il a été pensé pour une rapidité maximale qui peut prendre en défaut des enceintes un peu pataudes, mais si l’association fonctionne, - et ce sera le cas avec toute enceinte spontanée et pas compliquée - la transparence musicale atteint des sommets, l’énergie délivrée paraît impossible venant d’une si petite boîte, et la luxuriance harmonique côtoie le firmament.
VAN c’est une expérience, un paradoxe vivant, un objet qui fait mentir tant d’imprescriptibles lois audiophiles.
Quant à l’objet lui-même, il est élégant, très joliment proportionné et fini, on peut le commander dans la couleur qu’on veut mais faut pas être pressé. Et surtout, il reprend un équilibre des matières et des formes qui évoque clairement ADA, définissant une unité de ligne très réussie  

- VAN V3
2 x 35 w en classe AB
Dimensions : 43 x 23 x 53
Poids : 30 kgs
Tubes : 2 x ECC81 + 2 X ECC83 + KT150 (ou KT120)
Châssis aluminium et inox
4 entrées ligne RCA
1 entrée ligne XLR en option
Sorties 8 ohms
Contre-réaction réglable sur 2 niveaux


 

cliquez pour voir la photo

 

...ah oui et donc des enceintes acoustiques. Des paires. 
Réparties en deux gammes, l’une accessible (presque, pas pour tout le monde, hélas…) appelée Egérie, l’autre pas (enfin si, pour certains) et son petit nom c’est Parangon. Si ce n’est pas de la modestie, ça…  
J’entends déjà quelques audiophiles s’exclamer « ouais, y zont piqué le nom à JBL ! ». Nom, parangon, c’est un mot de la langue française. Qui d’ailleurs me décrit idéalement ! 
Une première paire, donc, parce que j’ai l’intention de commencer par la première. Avant la deuxième. Paire. Puis après je parlerai de la deuxième. Gamme. J’ai un ces boulots, moi… « Eux » l’ont appelée ADA en hommage à une enceinte de naguère que beaucoup ont adorée. Nous aussi mais c’était trop tard. 

Ceci étant, pas besoin d’écouter longtemps ADA de la gamme Egérie pour entendre que la nouvelle ADA creuse avec l’ancienne un trou de la taille de l’ego d’un fabricant hifi. 
Tout ce qu’on a aimé de l’ADA est bien là, mais la nouvelle mouture dessine des matières et une densité des notes supérieures. Je dois dire que c'est réellement un choc pour moi et ceux qui les ont écoutées depuis qu'elles sont arrivées. Par rapport à Munich où les conditions étaient difficiles, l'évolution est très importante. Ce serait dommage de passer à côté car c'est une paire d'enceintes française de très très haut de gamme Je n'ai jamais entendu (sauf sur les Anima) une telle capacité à décrypter tous les registres, à discerner chaque instrument, chaque texture, tessiture, tout en étant aussi lyriques : elles s'effacent au profit de la musique et pour une fois la formule n'est pas galvaudée; s'il y a avait auparavant des zones de doutes à l'écoute de certains disques (quel genre de maillet utilise le percussionniste sur le xylophone ?), il est levé (c'est un maillet à tête en caoutchouc, pas du nylon, pas du cuir !), et ainsi, je on s'amuse, on se relâche, plus besoin de chercher qui est qui, qui fait quoi, on est face à la réalité, si si j'te jure. Ainsi on peut enfin lire les disques, pas moyen de les arrêter en cours de lecture, pas envie. Les ADA permettent une hyper acuité, elles sont incisives et amples en même temps. Ainsi les mixages sophistiqués sont compris, on se dit qu'on écoute, et que jusqu'à présent on entendait, qu'on s'était habitué au flou. 
On peut vraiment parler de pureté du son. 
Avec ces enceintes, j'ai l'impression de sortir de chez l'opticien avec de nouvelles lunettes, tout est net, clair et précis. 
Je suis convaincu que les ADA mettront tout le monde d'accord, les fous de monitor car elles ont la capacité d'analyse du moindre détail, les fans du haut rendement (95 db) avec toutes les vertus de ces principes acoustiques là, le naturel, l'emphase, la dynamique, les amoureux de musique parce qu'elle chantent, elles dansent, pas moyen de ne pas se laisser prendre par le rythme, quel qu'il soit, et même les hifistes car elles en jettent, elles envoient du bois quand on leur demande, même David Guetta pourrait apprécier (en guise de casque, faut pas leur demander de sonoriser le stade de France non plus). 
Plutôt dans la gamme de prix des Marvel. Personne n’est parfait (Moi, peut-être ? En dehors de ma vue, imperceptiblement perfectible). 
Mais on s’en bat l'œil, ça les vaut largement.   

- Ada
Ligne acoustique
HP Grave 21 cm non filtré
HP Aigu chambre de compression
Rendement : 95 dB sous 8 ohms
Puissance en crête : 70 W
Dimensions : 1062 X 292 X 432 (mètres bien sûr)
Poids : 40 kg
Finition : flancs laqués blancs sur structure noire
Structure composite en montage lâche
Câblage Absolue Créations Ul-tim

Et maintenant donc, pour ne pas dire du coup, parce que ça ne veut rien dire, du coup ! Du même coup, à la rigueur… Et donc voici venir :

AVA.

Une belle bestiole un peu surprenante parce qu’en dehors de l’équilibre des matériaux qui maintient une unité avec l’ensemble des produits ppppfffffffff, AVA ne rappelle pas du tout ADA. Et pour cause : à ce qu’on a compris je, sa base technique est très différente.
Voilà pour les informations techniques.
Je peux ajouter que les dimensions sont : 1260, ça c’est pour la hauteur, je crois, et 530 de large et 270 de profondeur, en mètres. Ou millimètres, j’ai un doute.
Elles sont aussi câblées avec du câble.
Absolue Créations Ul-tim comme Dada.
Ah oui : il faut les brancher sur l’électricité parce qu’il y a des haut-parleurs à électro-aimants.
Musicalement, ce n’est pas facile à décrire parce que je pensais avoir usé tout mon vocabulaire avec ADA.
Je me dois donc d’être sérieux. Sérieusement. Pour une fois. Enfin, je suis toujours sérieux, mais pas sérieusement, vous voyez ? Sans me prendre au sérieux. Parce qu’on se prend trop au sérieux, non ? Voyez ?
Sortir de chez l’opticien avec de nouvelles lunettes, disais-je à propose de ADA.
Ben là c’est comme si je n’en avais plus besoin du tout. J’ai reçu de nouveaux yeux, de nouveaux sens, et soudain je respire, je vis tout ce que je n’avais jamais bien vu, jamais intégralement perçu, une autre forme de beauté, de complétude, je vois et bois la musique, en tout hédonisme, la pièce de vie disparait au profit de la salle de spectacle, du studio, du lieu originel, son air, son confinement ou ses vastes démesures géodésiques.
Ainsi, si AVA sait se faire discrète, disparaître, elle sait aussi bien envahir l’espace, selon les instants, selon vos envies, selon vos musiques, elle est à l’aise partout, dans tous les registres et se montre à la fois intransigeante dans son rapport aux électroniques - dont elle révèle comme aucune autre la nature propre - et à la qualité technique des enregistrements dont elle met en lumière les particularités ou trucages ou manque de relief mais sans jamais altérer le plaisir, celui de la vie avant tout. Oui on entend clairement que tel disque est un peu plat, mais n’en contient pas moins une musique riche tout aussi clairement audible, bénéfique, généreuse.
AVA révèle en outre cette capacité - qui est l’apanage des systèmes à pavillons - d’édifier un noyau physique aux notes, sculpter organiquement la poésie dans l’espace et ce même sur les instants les plus ténus, proches du silence : elle déploie une aune plausible de la scène musicale, en toute circonstance, que ce soit dans l’intimité artificielle d’un studio, où la voix souvent privilégiée se définit dans un espace factice, ou dans les mensurations de cathédrale d’une symphonie puissante.
AVA frémit ou cogne, AVA disparait ou donne des ruades, AVA fredonne ou tape du pied, AVA est une humaine sans être une diva, AVA est électrique et acoustique, AVA est électronique ou humaine, elle fait disparaître l’écran de la hifi pour donner sur la scène réelle sans se poser de question. AVA n’est pas capricieuse, elle est toujours à son aise, en toutes circonstances. C’est très déstabilisant, d’autant que l’objet est quand même très logeable. AVA, c’est comme ADA.
En beaucoup plus.
Ah mais j’ai vraiment été sérieux…

  Ava
Enceinte acoustique
Avec des haut-parleurs dedans
Rendement 92 db/1 m/1 ouate.

 

 

cliquez pour voir la photo

 

Bon, une fois que j’ai dit tout ça, je suis bien embêté parce que, subrepticement, « Eux » se sont amusés (n’ont donc que ça à faire ? Feraient mieux de chercher un vrai boulot !) à étendre leur projet vers le très très haut de gamme.
Ils avaient prévenu, c’est vrai. Mais je n’y croyais pas. Pas vraiment. Un vague rhabillage, des finitions plus chics, une pincée de magie par les composants, on sait qu’ils savent faire, et hop, Pas Rangon… Euh, Parangon…
Au premier abord, c’est exactement ça :

Adelaïda, ça ressemble à ADA (et pour cause, c’est le même prénom) ; Adelaïda ça ressemble à ADA (et pour cause c’est la même base technique) ; Adelaïda ça ressemble à ADA (et pour cause, hormis le socle ce sont les mêmes dimensions, ou pas loin) ; Adelaïda ça ressemble à ADA (et pour cause les 3 prises d’entrée à l’arrière pour ampli à fortaudamortissement ou pour ampli à faibletaudarmortissement).
Mais c’est pas une ADA.
Et pour cause, c’est une Adelaïda.
Bien sûr la parenté est indéniable, la recherche de la présence naturelle des musiciens guide les concepteurs sur un même chemin menant à la vérité. ADA s’est arrêtée en route, Adelaïda a continué. Elle en sait plus, elle raconte mieux, et frôle plus que toute autre le divin. Moi, quoi…
Mais oui, je plaisante ! Vous me connaissez, je suis l’humilité faite homme.

Ce n’est pas simple à expliquer une Adelaïda, parce qu’on va si loin dans la sensation du vrai avec ADA qu’on se demande ce qu’on peut espérer de plus dans un gabarit identique. Gagner en transparence, en rigueur, en finesse de timbres, oui bon soit, pour avoir livré une version de ADA (sur demande spéciale) câblée en Tim-Ref (comme Adèle et Aïda soit dit en passant), on s’y attendait, comme en justesse d’ambitus plus étendu aussi.

En revanche, comment expliquer cette intimité faite d’intensité et précision du trait, cette supériorité dans l’ordonnancement de l’espace, faite d’une rigueur de diamantaire et de lien organique procurant une résolution systématique de tout, absolument tout ce qui structure physiquement les notes, les sons, les phonèmes, les respirations, les matières, les rebonds ou les croisements, la délicatesse ou l’impensable violence parfois, les atmosphères et les errances de l’onde…
Je ne sais pas. Comment l’expliquer. Le décrire, déjà, ce n’est pas simple, alors l’expliquer… Mais à lire ce que j’écris on pourrait se dire (ah si si, on pourrait, je vous assure) qu’une telle précision quasi-obsessionnelle, si elle apporte une compréhension totale de la musique dans ses lumières diaprées et ses ombres modelées de mystère, renvoie aussi du côté d’une perception cérébrale ? Eh bien non, c’est précisément ça qui est fou : les émotions jaillissent de cette rigueur spartiate, comme amplifiées…
Alors je leur ai demandé, à « Eux », comment ils expliquaient cette double sensation de réception qui aurait pu créer une contradiction technique, hein je leur ai demandé, comment vous expliquez ça, hein, c’est quoi l’idée hein ? C'était vraiment utile de nous embêter avec une deuxième gamme ? Hein ? Que je leur ai demandé…

« … oui, clairement, au-delà de la précision d’horlogerie suisse, les émotions sont évidemment présentes – et même renforcées – mais alors que sur des enceintes déjà pas bien nombreuses, les émotions jouent leur partition à la façon d’une contrebasse couvrant le reste de l’orchestre, elles évoquent sur Parangon un violon exécutant une sérénade tout en sinuosités, aussi envoûtante que délicate…

… Parangon procure le pouvoir de considérer les choses - personnes, lieux, objets, sentiments, soi-même – avec le type d’acuité que l’on n’acquiert qu’avec la maturité, le respect des nuances et l’acceptation de soi, après avoir compris que l’ironie, la métaphore, la synecdoque et la métonymie ne sont pas seulement des figures de rhétorique mais des caractéristiques de l’univers réel… »

Qu’ils m’ont répondu…
En toute simplicité.
Et encore, je vous livre la version courte…. Je suis sûr que c’est même pas d’  « Eux » ! Manquerait plus qu’ils sachent écrire en plus !

N’empêche, une fois que j’ai pu vérifier que synecdoque et métonymie c’est à peu près la même chose, je me suis dit que c’est quand même bien ça la différence entre Adelaïda et… Le reste du monde ?

Les Anima peut-être ? Ah non, c’est un peu différent : on est - avec Anima - dans une perception plus crue, plus directe, pas dans cette étrange connexion créée par Adelaïda entre perception et compréhension qui donne l’impression, comme à l’issue de quelques bouquins plutôt rares somme toute, de sortir plus intelligent de l’expérience, provoquant facilement l’assuétude si on n'y prend garde. Ceci dit, celle-là n’est pas dangereuse. Coûteuse, mais pas dangereuse.

Attention : Adelaïda n’est pas cadeau et ne fait pas de cadeau. On entend tout, ça veut dire aussi qu’on ne peut se permettre la moindre approximation en amont. Elle est d’ailleurs redoutable pour dénoncer les éventuelles escroqueries de certains, câbles, amplis, gadgets, etc… Et parfois même révéler les petites failles ou fissures d’objets qu’on aime bien et qui jusqu’ici étaient dissimulées sous la beauté ou l’expressivité.

Oui, ce n’est ni étonnant ni drôle. En revanche, Adelaïda ne semble pas avoir de limite, elle ne craint rien ni personne et elle ne bronche absolument pas sur un ensemble Apurna Apogée par exemple, elle s’envole même, pas une once de début de commencement d’un embryon de brin de distorsion ou crispation, et évidemment une affirmation de soi absolument bouleversante à l’arrivée. Le résultat musical est tout à la fois : somptueux, doux et brutal, subtil et spectaculaire, testostéroné et féminin…

Mais Adelaïda a aussi révélé des aspects du Grandinote Shinaï que je ne soupçonnais pas car je reste sidéré par le niveau d’excellence atteint avec un ensemble Lumïn U1 (alimenté par ppfff, soit), DAC Eera Majestuoso et Shinai ! Un bel ensemble soit, mais pas absurde non plus côté pognon. Bon, on a travaillé des heures sur les placements et câbles pour obtenir un cocktail Absolue Créations, Nodal et Legato idéal.

Venez découvrir ce sommet de déferlement musical, vous n’en reviendrez pas. … Enfin, si j’espère quand même que vous en reviendrez parce que que j’aimerais bien garder un peu d’intimité de temps en temps. Sinon, quand vais-je pouvoir écouter l’ensemble tout seul, tranquille ?

On est si loin de la haute-fidélité et si impliqué dans la musique qu’on n’est presque un peu gêné de s’être invité dans une familiarité, une promiscuité avec les artistes plus exclusive qu’une meilleure place de concert.

Adelaïda, c’est une expérience musicale unique !


Bon d’accord, mais Pandora alors ?

Pandora ? L’autre modèle (actuellement parce que les gammes vont être complétées courant ou fin 2019 peut-être) de la gamme Parangon.

Pandora, c’est à la fois compliqué et facile.

Imaginons la meilleure enceinte du monde. Bon d’accord ça n’existe pas dans l’absolue mais si quand même.

Par exemple, Living Voice Vox Olympian ou Tune Audio Avaton.

Ben Pandora, c’est la même chose. En moins encombrant.

Voilà.

 

Le site de Ppfff, à leur image... prétentieux ? désinvolte ou plutôt chic, ludique et sérieux ? à vous de juger :

http://www.ppfff.fr